Dans l’Église réformée, il n’y a ni fonctions sacrées, ni hiérarchie divinement instituée. Le Christ est seul chef de l’Église. Le ministère (= service) des pasteurs ne comporte pas d’autorité doctrinale. Seule l’Écriture (la Bible) y est reconnue comme autorité souveraine. Des responsabilités temporaires (président de conseil régional, du Conseil national) sont conférées à certains d’entre eux par voie d’élection.
Le fonctionnement de l’Église met en œuvre des procédures démocratiques, notamment par des élections organisées tous les trois ans. Mais ce n’est pas la loi de la majorité qui est établie mais la recherche commune de la volonté de Dieu pour son Église qui est recherchée. Ce mode d’organisation est dit presbytérien synodal. Voici pourquoi :
Chaque Église locale est vraiment considérée comme « l’Église » en un lieu. Elle est dirigée par un conseil presbytéral (du grec presbuteros, ancien), élu par l’assemblée générale des membres inscrits. Mais l’Église locale est solidaire, dans l’ERF, des autres Églises locales et cette solidarité s’exprime dans les synodes (régionaux et national) qui se réunissent chaque année pour des sessions de trois ou quatre jours.
Le conseil presbytéral n’a pas seulement pour fonction d’administrer les biens et les finances de l’Église locale. Il partage avec le pasteur un ministère pastoral auprès des fidèles. C’est lui qui appelle et nomme le pasteur ; celui-ci peut présider le conseil, mais il a souvent à ses côtés un président laïc. Le pasteur, obligatoirement accompagné d’un délégué laïc du conseil presbytéral, représente l’Église locale au synode régional.
L’Eglise Réformée de France se veut une Eglise ouverte : elle reçoit comme membre toute personne qui reconnaît que « Jésus-Christ est le Seigneur ». Elle accueille donc sans exclusive dans son culte, sa vie spirituelle et ses activités toutes celles et tous ceux qui veulent s’inscrire dans une démarche de foi. Elle les invite à participer à sa mission de témoignage de l’Evangile, dans leur vie personnelle, dans l’exercice de ministères locaux (catéchètes, visiteurs, prédicateurs, animateurs, responsables de jeunesse,... ) comme dans leurs engagements au service des autres (diaconats, œuvres et mouvements, associations diverses...).
Celles et ceux qui veulent participer à son gouvernement sont invités à devenir membres de l’association cultuelle qui est le support légal de son existence : ils ont ainsi droit de vote dans les assemblées d’Eglise