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A MEDITER


  • La carotte, l'oeuf et le café
  • Téléphonez à Dieu...
  • Une petite histoire
  • A méditer
  • Conte de Noël
  • L'essentiel
  • Les vacances de Jésus
  • Billet d'humour...
  • La Bible et le Portable
  • Le paradoxe de la prière
  • A méditer
  • Les ciseaux

  • La carotte, l'oeuf et le café

    Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de plus en plus de mal à traverser les difficultés de chaque journée. Elle ne sait pas comment elle va s'en sortir et elle envisage d'abandonner. Elle est tellement fatiguée de se battre continuellement. Elle a l'impression que lorsqu'un problème est résolu, un nouveau se présente.
     
    Sa mère l'amène à la cuisine. Elle remplit trois casseroles d'eau et les place sur la cuisinière. L'eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes. Elle met des œufs dans la deuxième casserole, et dans la troisième, elle met des grains de café moulu. Elle laisse bouillir, sans dire un mot... Sa fille est un peu étonnée, mais elle ne dit rien.
     
    Au bout de quelques minutes de cuisson, elle égoutte les carottes et les place dans une assiette. Elle sort les œufs et les met dans un bol. Puis elle vide le café dans deux tasses. Se tournant vers sa fille, elle demande : " Dis-moi ce que tu vois ? "
     
    " Des carottes, des œufs et du café ", répond la fille.
     
    Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes. La fille se rapproche et lui fait remarquer que les carottes sont molles. La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille, ce que fait la fille. Cette dernière le fait facilement car l'œuf est dur.
     
    Finalement, la mère demande à sa fille de goûter au café. La fille sourit en goûtant à l'arôme riche du café. La fille lui demande : " Qu'est-ce que ça signifie, maman ? "
     
    " Lequel es-tu ? " demande la mère à sa fille.
     
    Quand l'adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu ? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ? Souviens-toi de ceci :
    " La carotte semblait forte, mais est devenue molle face à la douleur. L'œuf a débuté avec un cœur malléable mais a changé quand la situation est devenue bouillante... Après un décès, une rupture, une difficulté financière ou toute autre épreuve, tu peux aussi te fermer à l'intérieur, devenir rigide, amère, changer ton cœur de chair en cœur de pierre... "
     
    Mais il y a aussi le grain de café... celui-là, lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur, il devient meilleur. C'est un petit alchimiste qui change le pire en meilleur, qui réchauffe et réconforte... Tu peux choisir d'être celui-là.
     
    Comment désires-tu gérer tes sentiments face à l'adversité ?  Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ? Les gens les plus heureux n'ont pas nécessairement le meilleur des destins. Ils ne font que ressortir le meilleur d'eux-mêmes dans toutes les circonstances dans lesquelles ils sont plongés.
     
    Tu ne peux pas aller de l'avant dans la vie à moins de laisser les blessures et tracas du passé se transformer en quelque chose de meilleur.
     
    Dieu a dit qu'il faisait concourir toutes choses pour le bien de ceux qui l'aiment et qui sont appelés selon son projet. Demande-toi dans l'adversité quel arôme veut-il que tu dégages autour de toi pour ceux qui te voient vivre ces pénibles moments…
     
    Deviens grain de café si tu ne l'es pas déjà...
     
    Auteur inconnu


    Les vacances de Jésus

    Jésus a fait travailler ses amis, les disciples. Il les a envoyés deux par deux pour annoncer le Royaume à venir, et au moment où ils reviennent du travail, il leur accorde un moment de repos. Il les invite à prendre des vacances.

    Il le dit aussi à tous les chrétiens hyperactifs. Il le dit à ceux qu'il avait envoyés, et qui reviennent maintenant, avec toutes leurs expériences, les bonnes et les mauvaises. Ils reviennent, à bout de souffle, fatigués, la mine défaite - et ceci peut-être moins à cause des chemins difficiles qu'ils ont parcourus, mais plutôt par les déceptions rencontrées.

    Jésus sait bien que, nous aussi, nous avons besoin d'un peu de repos, d'un recul de temps en temps, d'un moment pour reprendre haleine. Il nous propose donc des vacances -- tout à fait comme à ses disciples : il nous invite à nous évader en nous retirant dans un lieu désert pour nous ressourcer.

    Jésus nous invite : Prenez des vacances-silence, ménagez-vous des espaces de silence, de solitude. Vous avez droit au silence, alors cherchez-le, pour vous ressourcer, pour vous y retrouver et retrouver Dieu. Car, si tu veux entendre Dieu, fais bien attention. Dieu aime à parler très bas ! C'est pour cela qu'il faut rechercher le silence, réapprendre à faire taire en soi toutes ces voix discordantes qui nous agitent et nous tourmentent sans arrêt. Ces vacances-silence sont tellement importantes ! Elles font du bien.

    Jésus nous invite : Prenez des vacances-contemplation ! Regardez autour de vous ! Vous trouverez tant de choses qui vous mettront en route pour un cheminement spirituel. Tant de choses qui vous rappelleront des textes longtemps mis de côté ou même oubliés, ces textes appris par cœur qui vous invitent à reprendre votre Bible en mains pour rechercher non pas les paroles, mais La Parole de l'Eternel qui enrichit, fait revivre, transforme, transfigure et vous entraîne à la rencontre de notre Dieu. Elles sont infiniment enrichissantes, les vacances-contemplation !

    Jésus nous invite : Prenez des vacances-prière ! Retrouvez la prière, soit celle qui nous est proposée, par exemple dans les psaumes, soit celle qui surgit dans votre cœur, soit la prière qui parfois n'est que silence. Et sachez entendre ce que Dieu vous dit, puisqu'il vient vous trouver pour faire de ces vacances-prière des vacances-grâce !

    Alors de la part de Jésus, je vous souhaite de bonnes vacances.

    Véronique Goiran-Moronval.

    adapté d'un texte de Jorg MEUTH


    Téléphonez à Dieu...

    Pour téléphoner à Dieu…
    quelques règles essentielles pour avoir une bonne communication.
     
    Règle numéro 1 :
    Ne composez pas un numéro à l’aveuglette, soyez sûr de choisir le bon code… Soyez sûr de téléphoner au bon numéro, celui de Jésus !
     
    Règle numéro 2 :
    Une conversation avec Dieu n’est pas un monologue… sachez L’écouter !
     
    Règle numéro 3 :
    Si vous tombez sur un répondeur, c’est que vous vous êtes trompés de numéro… Dieu est toujours là !
     
    Règle numéro 4 :
    Si cela sonne "occupé", c’est que votre désir de parler à Dieu n’était pas sincère.
     
    Règle numéro 5 :
    Si la communication est interrompue, c’est que vous-même avez coupé le contact, …pour la rétablir, prenez la décision de vous réconcilier avec votre prochain, vos ennemis, d’être fidèle dans les petites choses, d’être prêt à lui demander pardon pour vos péchés.
     
    Règle numéro 6 :
    Ne prenez pas cette habitude de ne téléphoner qu’en cas d’urgence… vous apprendrez vite que c’est tellement bon de lui téléphoner simplement pour lui dire que vous L’aimez !
     
    Règle numéro 7 :
    Ne téléphonez pas à Dieu simplement en tarif réduit, à des heures bien précises… Dieu n’est jamais dérangé dans son travail, vous ne l’embêtez jamais ! Il n’y a pas d’heures creuses et d’heures pleines, de plein tarif ou de tarif "heures creuses". Certains ne pensent qu’à téléphoner le dimanche matin. De multiples cours appels à toute heure, toute la semaine, valent bien mieux qu’un long coup de téléphone interminable le dimanche matin.
     
    Règle numéro 8 :
    Le coût de la communication est gratuit… super non ? C’est un numéro vert !
     
    Règle numéro 9 :
    N’oubliez pas de vérifier régulièrement votre répondeur… car Jésus lui-même vous appelle et vous adresse des messages et souvent vous n’entendez pas son coup de fil… Alors, vérifiez régulièrement les appels reçus, prenez du temps pour cela et ne laissez pas un message non écouté !
     
    CONDITIONS DE GARANTIE :
    Avant tout, si cela ne marche pas, vérifiez le mode d’emploi du téléphone. Ce mode d’emploi s’appelle : la BIBLE ! Votre téléphone est garanti à vie, service après vente pièces et main d’œuvre inclus… Réparation immédiate par "confession de ses péchés". Le téléphone que vous utilisez n’est pas un téléphone par ligne, ni par câble, ni par ondes hertziennes, ni par voie satellite, ni cellulaire, etc… C’est un portable que vous pouvez emporter avec vous partout dans le monde et dans toutes les pièces de votre maison, en tout lieu… Son moyen de transmission s’appelle : le Saint-Esprit !
    Le taux de satisfaction, selon une enquête très sérieuse auprès des consommateurs est de 100% !
     
    Texte adapté d’une idée originale créée par une employée des Télécoms et publiée dans la revue des chorales d’Alsace "CAECILIA".


    Billet d'humour...

     qu’il est interdit de lire à ceux qui n’ont pas d’humour…

    Le christianisme rassemble les points de vue les plus divers sur une foule de sujets.
    Cette chatoyante diversité n’est pas étrangère au charme puissant qu’il exerce sur bien des âmes… et à la perplexité qu’il fait naître chez d’autres.
    Parmi les questions les plus décisives, qui permettent d’apprécier cette diversité, il en est une … lumineuse.

    Combien faut-il de chrétiens pour changer une ampoule ?

     Voici les réponses selon les traditions

    Charismatique :  un demi.
    En effet, le charismatique a déjà les mains en l’air. Il peut changer deux ampoules d’un coup.

    Pentecôtiste
     :  dix.
    Un seul suffit pour changer l’ampoule, certes. Mais il en faut au moins neuf pour prier afin que les ténèbres ne l’éteignent pas… et qu’il ne soit pas électrocuté !

    Réformée :  zéro.
    La lumière s’allume et s’éteint en vertu du décret éternel de Dieu.

    Anglicane
     :  huit.
    Un pour appeler l’électricien et sept pour regretter la vieille ampoule qui était si belle.

    Mennonite :  vous avez dit : une ampoule a claqué ?
    Pourquoi tant de haine ?  Tant de violence ?

    Catholique
     :  aucun.
    Le dicastère compétent à Rome n’a pas encore fait connaître sa décision et en attendant les cierges suffisent.

    Méthodiste :  nombre indéterminé.
    Que votre ampoule éclaire ou qu’elle soit grillée, vous êtes aimé. Rien ne vous empêche de devenir une ampoule du Seigneur. Dimanche prochain, culte d’illumination et repas tiré des sacs : apporter une ampoule et un plat de nouilles à partager.

    Luthérienne : aucun.
    Les luthériens ne croient pas au changement.

    Darbyste :  six.
    Une femme pour changer l’ampoule pendant que cinq hommes révisent la règle concernant la lumière dans les Assemblées.

    Mormone :  cinq.
    Un homme pour changer l’ampoule et quatre femmes pour lui enseigner comment faire.

    Amish : 
    Euh … C’est quoi une ampoule électrique ?

    Orthodoxe :  trois.
    Sans confusion ni séparation.

    Quaker 
    :   ?
    Lors de la prochaine réunion, chacun cherchera la réponse silencieusement en lui-même.
     
    Extrait de la « Revue des Compagnons pour l’Evangile » - Association Réformée d’Evangélisation.


    Une petite histoire

    En rêve un jeune homme entra dans un magasin. Un ange se trouvait derrière le comptoir. A la hâte, il lui demanda :
    - Que vendez-vous mon bon monsieur ?
    - Tout ce que vous voulez !
    Le jeune homme commença alors d'énumérer :
    - Et bien je voudrais voir la fin des guerres dans le monde, une vie meilleure pour tous les pauvres, du travail pour tous les chômeurs, plus d'amour dans toutes les familles, et… et…
    L'ange lui coupa la parole :
    - Excusez-moi, jeune homme. Vous m'avez mal compris. Nous ne vendons pas de fruits, nous ne vendons que des graines !


    La Bible et le Portable


    Le Ciel n'est pas disponible pour le moment,
    mais vous pouvez laisser vos prières après le bip,
    elles seront entendues...

    Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si nous traitions la Bible de la même manière que nous traitons notre téléphone portable ?
    Si nous transportions la Bible dans notre porte-documents, dans notre mallette, à la ceinture ou dans la poche de notre veste ?
    Si nous y jetions un coup d'œil plusieurs fois par jour ?
    Si nous retournions la chercher quand nous l'avons oubliée à la maison ou au bureau ?
    Si nous l'utilisons pour envoyer des messages à nos amis ?
    Si nous la traitions comme si nous ne pouvions plus vivre sans elle ?
    Si nous l'emmenions en voyage, au cas où nous aurions besoin d'aide ou de secours ?
    Si nous y mettions la main en d'urgence ?
    Contrairement au téléphone portable, la Bible a toujours du réseau.
    Nous pouvons nous y connecter dans n'importe quel endroit.
    Nous n’avons pas besoin de nous soucier du manque de crédit, parce que Jésus a déjà payé la facture, et les crédits sont illimités.
    Encore mieux : la communication n’est jamais coupée, et la batterie est chargé pour la vie entière.
    « Cherchez le seigneur tant qu’il se laisse trouver, invoquez- le tant qu'il est proche. »
    (Is 55,6)

     Numéros d'urgence

    Si vous êtes triste, composez * Jean 14.
    Si les gens parlent contre vous, composez * Psaume 27.
    Si vous êtes énervé, composez * psaume 51.
    Si vous êtes inquiet, composez * Matthieu 6, 19-24.
    Si vous êtes en danger, composez * Psaume 91.
    Si Dieu vous semble loin, composez * Psaume 63
    Si votre foi a besoin d’être fortifiée, composez * Hébreux 11.
    Si vous êtes solitaire et apeuré, composez * Psaume 22.
    Si vous êtes dur et critique, composez * 1 Corinthiens 13.
    Pour connaître le secret du bonheur, composez * Colossiens 3,12-17
    Si vous vous sentez triste et seul, composez * Romains 8,31-39
    Si vous désirez la paix et le repos, composez * Matthieu11,25-30
    Si le monde vous semble plus grand que Dieu,  composez * psaume 90.
     
    Notez ces numéros dans votre agenda ! Ils seront peut-être importants pour vous à un moment de votre vie !!!!!
    Et passez-les à d'autres ; il se peut qu’un de ces numéros d'urgence sauve une vie !!!!
     
    PIERRE DANIS


    A méditer

    Beaucoup imaginent la prière comme le filet du cirque, accueillant l'acrobate qui a raté son numéro : grâce à lui, grâce à elle, le maladroit ne se cassera pas tout à fait la figure !  (Ça ne serait déjà pas si mal !)
     
    Et le « je suis foutu », le « M... » ou le « Maman » qui accompagnent la chute sont déjà spontanément prière, appel au secours.
     
    Si elle n'est pas bouée ultime de sauvetage, la prière n'en est, pas moins « l'admission quotidienne de notre faiblesse »  (Gandhi).
     
    Mieux : elle est le fil spécial, le téléphone rouge, le « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » du petit Samuel.
     
    Elle est la grappe qui se laisse mûrir au soleil, ce « quelque chose qui dit oui » en nous à Dieu (Claudel). Elle devient louange, joie, lumière.
     
    Les sociologues devraient s'en occuper. Elle est, qu'on le veuille ou non, cette frontière qui sépare les hommes en deux camps. Non pas les « bons » et les « mauvais », mais ceux qui savent qu'il y a un plus au-delà de l'horizon et ceux qui l'ignorent. Tierno Bokar, le sage musulman de Bandiagara, disait : « La foi et l'incroyance sont comme deux champs contigus. La prière marque leur limite. Celui qui prie est appelé fidèle, quel que soit le poids de ses péchés. Celui qui ne prie pas est infidèle, quelle que soit la sagesse de sa vie. »

    Jacques Loew

    Jacques Faisant


    Le paradoxe de la prière

    Le concept de la prière à Dieu semble renfermer une contradiction interne.
    D'une part, la prière est décrite comme la communion de l'âme avec le Créateur, une île de ciel dans une journée du monde du quotidien.
    En fait le mot hébreu pour prière "Tefila", signifie "attachement ; la prière consiste en la décision de s'élever au-dessus des soucis quotidiens et de s'attacher à sa source en Dieu.
    Et pourtant, l'essence de la prière est notre demande à Dieu de pourvoir à nos besoins quotidiens matériels.
    "Chaque jour, l'homme doit prier et solliciter, dire les louanges de Dieu et lui demander de pourvoir à ses besoin avec supplication ; après cela, il offre sa prière et ses remerciements à Dieu pour le bien qu'il lui a attribué"
    Mais ces deux aspects de la prière ne sont-ils pas incompatibles et même contradictoires ? Celui qui est complètement départi de sa matérialité demande-t-il à Dieu de pourvoir à ses besoins ?

    Pour répondre à cette question, pourquoi ne pas rejoindre le groupe de prière de notre paroisse qui se réunit une fois par mois, le dimanche de 9h30 à 10h15 ?


    Conte de Noël

     SATURNIN, le tambourinaire

    C’est bientôt Noël. Les enfants ont préparé la crèche avec amour : Marie et Joseph sont confortablement (si l’on peut dire !) installés au centre de l’étable, entre le bœuf et l’âne, qui paraissent tout pensifs ; au dehors, les bergers attendent, entourés de leurs moutons ; par-dessus le toit, la joyeuse cohorte des anges s’apprête à entonner ses hymnes d’allégresse et de louange ; plus haut encore, l’étoile brille dans le ciel ; et déjà, en arrière-plan, se profile le cortège des mages venus d’Orient.
    Mais ce n’est pas tout : autour de la crèche, un peuple entier de santons aux mille couleurs, monte une garde vigilante. Des villageoises côtoient des artisans, des notables, le garde-champêtre, monsieur le maire, les enfants du village tout prêts à interrompre leurs jeux, et même, le croyez-vous, monsieur le curé avec ses gros souliers, sa soutane et son chapeau rond.
     
    Quant à moi, je me présente : je suis Saturnin, tambourinaire de mon état, spécialiste du rythme et de la communication au village et fabricant patenté de décibels qui accompagnent les petits et les grands événements.
    Le santonnier m’a réellement bien réussi : prestance, visage avenant, vêtements superbes, couleurs… J’ai vraiment très grande allure ; mais ma véritable fierté serait que bientôt, après les chants des anges et le récit des bergers, je reçoive la mission, moi, Saturnin le tambourinaire, de proclamer au monde des vivants la bonne nouvelle de la naissance du Christ :

     « Avis à la population :
    ce 25 décembre de l’an zéro,
    dans une étable de Bethléem,
    est né Jésus de Nazareth,
    Sauveur du monde.  Qu’on se le dise ! »

    Pour le moment, l’essentiel manque dans la crèche : l’Enfant-Roi n’est pas encore né !
     
    Tous les personnages aux vives couleurs semblent figés dans leur attente, même les anges, qui ont l’air de trouver le temps long ; même les anges, qui ont encore bien du chemin à parcourir, et qui aimeraient se mettre en route ; même, et surtout, le curé, qui jusqu’à la Nativité se sent de toute évidence un anachronisme vivant si l’on peut dire…
     
    Mais voici que dans les églises et les temples de joyeux carillons annoncent la naissance du jour, et la venue en ce monde de l’Enfant-Dieu. Partout retentissent les chants :
    « Il est né, le divin enfant… Roi des êtres et des choses… D’un arbre séculaire, du vieux tronc d’Isaïe, durant l’hiver austère, un frais rameau jaillit… »

     Jésus est né, c’est Noël !

    Dans la crèche, une main douce et précautionneuse vient de poser délicatement, devant Marie et Joseph, entre le bœuf et l’âne, l’Enfant nouveau-né.
     
    Aussitôt, tout s’éveille : voyez comme les bergers revivent, et comme leurs visages semblent tout-à-coup éclairés de l’intérieur ; écoutez les moutons qui souhaitent participer à l’allégresse générale ; ressentez le frémissement qui parcourt la foule des santons. On s’attendrait presque à les voir s’animer. Sous son chapeau rond, le brave curé a enfin retrouvé sa raison d’être ! Les anges sont plus angéliques que jamais, et chacun peut aisément se persuader que les cantiques de Noël dont retentit la maison proviennent en réalité de leur joyeuse cohorte.
     
    Monsieur le maire a visiblement envie de faire un discours, mais fort heureusement il réalise que pour cette fois ce n’est pas lui qui intéresse la foule ; autour de lui, les notables si dignes et si sérieux paraissent soudain moins notables, moins dignes et moins sérieux.
     
    Les villageois et les artisans semblent animés du profond désir d’offrir à l’Enfant les produits de leurs travaux, et ils en sont tout transformés ; quittant leurs jeux, les enfants du village paraissent sentir que ce Jésus qui vient de naître sera le Dieu des enfants et de ceux qui leur ressemblent.
    Vous le comprenez, la crèche n’est devenue vivante qu’au moment où l’Enfant-Dieu est venu l’habiter : il en va de même pour notre monde et pour notre vie. Voilà pourquoi vous êtes un peu les santons de la crèche, êtres simples ou notables, gens d’église ou jeunes enfants.



    Quant à moi, mon vœu le plus cher serait, en ce jour miraculeux, de devenir un tambourinaire vivant : quel plaisir ce serait pour moi de parcourir la Provence et le monde, et de tambouriner par monts et par vaux avant d’annoncer la Bonne Nouvelle aux populations émerveillées :


    « Oyez, bonnes gens, oyez !
    Jésus est né !
    Un sauveur nous est donné,
    Dieu vivant, Prince de la Paix :
    A tous, Joyeux Noël.
    Et que chacun dise à ses proches :
    Jésus est né, Joyeux Noël ! »

    Extrait de « Contes de Noël » de Paul Deheuvels (La Cause)


    A méditer

    Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit:

     - Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ?
     
    Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l'une des portes et permit au saint  homme de regarder à l'intérieur. Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.

    Au  milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux. Le saint homme saliva d'envie.
     
    Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades. Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener  les cuillères dans leur bouche.
     
    Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.
     
    Dieu dit :

     - Tu viens de voir l'enfer.
     
    Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte. Dieu l'ouvrit. La scène que vit  le saint homme était identique à la précédente.
     
    Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches. Cette fois, cependant, les  gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant.
     
    Le  saint homme dit à Dieu :

     - Je ne comprends pas !

     - C'est simple, répondit Dieu, ça ne prend qu'une seule habileté. Ils ont appris à se nourrir  les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.


    L'essentiel



    Les ciseaux

    L’enfant, assis derrière ses bancs d'écolier, s'appliquait à suivre le trait épais qui délimitait la silhouette.

    Ciseaux en main, le regard tendu par l'effort, il donnait forme au papier et, peu à peu, un visage, un corps, des membres apparais-saient : un bonhomme se détacha soudain de la feuille blanche, pour la plus grande fierté du petit garçon.

    Les ciseaux constituent l'outil indispensable au travail quotidien de l'écolier, de la ménagère, du bricoleur... Ils permettent de couper, de délimiter, d'élaguer..., pliant ainsi l'objet ou la matière à la volonté créatrice de l'homme. Les ciseaux font surgir du neuf: ils raccourcissent ce qui est trop long, tranchent dans le vif et coupent ce qui est inutile, ajustent les différentes parties d'un ensemble et créent une harmonie.

    Que n'existe-t-il des ciseaux pour travailler le cœur de l'homme ?  Chacun de nous a besoin de couper court à des rancunes tenaces ou à des conversations méchantes, de redonner forme à un dynamisme émoussé, de tailler des croupières à son égoïsme ou à son indifférence coupable.

    Chacun rêve de couper une fois pour toutes les liens qui l'enferment dans ses habitudes ou dans ses peurs.


    Et si nous devenions les instruments vivants de la nouvelle création inaugurée au matin de Pâques ?

     
    Christian Kratz
    (Extrait de « Respiration » 1993.



     
    © Eglise Réformée de Rueil et de Nanterre



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