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Vu le nombre important de nouvelles, descendez avec l'assenceur pour visualiser toutes les actualités de la paroisse.

2008

Journée Mondiale de Prière des Femmes 2008

Janvier 2008

 Les femmes et la Bible

Quand les femmes se mettent à lire la Bible par elles-mêmes, ce livre ne tarde pas à devenir passionnant pour elles. Pourquoi ? Les femmes découvrent avec émerveillement que la Bible est un livre très proche de leur vie de tous les jours. La découverte la plus étonnante que les femmes ont faite en lisant la Bible, c'est… les femmes de la Bible ! Pas seulement celles dont on parle souvent : Marie-Madeleine, Marthe, Sara… mais les autres, celles qu'on passe sous silence ou qu'on ne mentionne qu'en passant : Agar la rejetée, la fille de Jephté que son père immole, la femme au parfum qui n'a pas de nom… Ou encore, elles ont découvert que celles qu'elles croyaient connaître n'étaient pas telles qu'elles les voyaient. Le Magnificat, avec sa fougue révolutionnaire, ne donne-t-il pas une autre image de Marie que celle d'une humble et douce jeune fille ? Et la femme syro-phénicienne qui vient demander la guérison de sa fille n'oblige-t-elle pas Jésus lui-même à sortir du refuge où il comptait se reposer et s'ouvrir à une vision nouvelle de sa mission : les païens en dehors des frontières d'Israël ? Mieux encore, les femmes ont compris en lisant la Bible à quel point Jésus est ouvert à leur égard. Il laisse la femme inconnue s'approcher de lui, lui baiser les pieds, les mouiller de ses larmes et les essuyer avec ses cheveux. Non seulement il se laisse faire, mais encore il sait lire ces gestes, comprendre ce langage du corps : il donne la femme en exemple à Simon le pharisien, l'intellectuel, le raisonneur, l'interprète autorisé de la foi en Israël. Jésus lui-même joint souvent le geste à la parole et utilise ce langage du corps, ce langage de femmes.
 
Se sentant accueillies et comprises par Jésus dans les récits des évangiles, encouragées par les femmes de l'Ancien Testament, des femmes du monde entier reprennent courage, font confiance à leurs possibilités. Elles qui n'aiment souvent pas se mettre en avant, ni parler en public, elles se sentent prises au sérieux et valorisées dans ce qu'elles sont et dans leurs gestes qui maintiennent la vie et la font prospérer. Elles peuvent peu à peu se libérer de la peur qui les tenait captives, du sentiment d'impuissance qui les paralysait. Elles n'ont plus besoin de s'adapter aux hommes et à la théologie telle qu'ils l'ont faite depuis des millénaires ; elles se sentent capables de comprendre les textes bibliques avec leur sensibilité propre et de les mettre en pratique pour le bien de la communauté.
 
Lire la Bible n'est pas un geste anodin. Il permet à chacune d'entre nous de découvrir son identité et d'être libérée de ce qui l'entrave. La Bible, enfin, met ensemble, sur un pied d'égalité, les femmes du monde entier par-delà les barrières confessionnelles ou culturelles.
 
C'est dans cet esprit que cette année, des femmes du Guyana (colonie Britannique située sur la côte Atlantique de l'Amérique du Sud), appartenant à 11 églises chrétiennes de dénominations différentes, ont rédigé pour nous la liturgie de la Journée Mondiale de Prière. 


Avec les textes bibliques choisis par les femmes du Guyana (Job 28.20-28 et Luc 10.38-42), avec comme titre "La sagesse de Dieu apporte une compréhension nouvelle", les rédactrices nous invitent à cheminer dans la Bible pour découvrir ce qu'elle nous dit de la sagesse, et pas n'importe quelle sagesse, celle de Dieu. Elles souhaitent ainsi, que la population du monde entier, grâce à la sagesse de la parole de Dieu, apprenne à mieux se comprendre.
 
La Journée Mondiale de Prière, vous l'aurez compris, est un mouvement œcuménique mondial de femmes chrétiennes. Par la prière et l'action, elles veulent soulager la misère et faire acte de solidarité. Poussée par la détresse de leur temps, des femmes se sont rassemblées pour prier et agir bien avant qu'il ne soit officiellement question d'œcuménisme dans les Églises. Cet élan œcuménique se développa à la base, avant même la fondation du Conseil Œcuménique des Églises en 1948 à Amsterdam.
Il est difficile de s'imaginer aujourd'hui combien les frontières confessionnelles étaient rigides et quasi intouchables lorsque l'idée de la Journée Mondial de Prière commença à s'implanter dans le monde. Ce n'est que peu à peu, après beaucoup d'hésitations, qu'on parvint à dissiper les peurs et les préjugés ancrés depuis longtemps.
Dans la célébration annuelle de cette Journée Mondiale de Prière, se cristallisèrent donc les attentes de femmes de plus en plus nombreuses qui souhaitaient exprimer la communauté par-dessus les frontières existantes. La Journée Mondiale de Prière renforça chez toutes celles qui la célébraient cette conscience communautaire. Elle les encouragea aussi à propager l'esprit œcuménique dans leur propre confession. Elles ont ainsi montré le chemin.
Recréée chaque année par un groupe de femmes différent, la liturgie de la célébration de la Journée Mondiale de Prière, apporte encore une autre dimension d'œcuménisme : elle permet de connaître comment nos sœurs d'autres pays, d'autres langues et d'autres cultures comprennent les textes bibliques et les interprètent à partir de leur situation particulière. La perspective œcuménique s'élargit ainsi à tout l'horizon. La Journée Mondiale de Prière permet de se familiariser avec des symboliques différentes, qui incluent les sentiments et le langage du corps. Il en résulte un dialogue très particulier qui renforce la conscience d'appartenir à une grande famille mondiale, malgré les différences de confessions, de langues, de traditions ou de couleurs de peau.
La Journée Mondiale de Prière ouvre ainsi les portes et les cœurs à une authentique rencontre œcuménique et devient porteuse d'espérance pour un monde plus convivial.

C'est pourquoi, L'Église Catholique de Rueil, l'Armée du Salut des Hauts de Seine, l'Église Baptiste Emmanuel de Rueil et l’Église Réformée de Rueil-Nanterre ont le plaisir de vous inviter à célébrer, cette année encore, la Journée Mondiale de Prière, qui aura lieu le vendredi 7 mars 2008 à 20h30 au Temple de l'Église Réformée.
 
Que vous soyez d'ici ou d'ailleurs, venez nous rejoindre pour participer à cette célébration en communion avec les 180 pays où cette Journée est célébrée et pour mieux connaître les femmes du Guyana.
 
Sans les hommes nous ne serions rien ! Alors, Messieurs, ne vous sentez pas exclus et venez, vous aussi, prier avec nous.
 
@ Véronique Goiran-Moronval



Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens 2008

Janvier 2008

 Prière Oecuménique

Cette prière œcuménique aura lieu le vendredi 24 janvier, à 20 h 45, en l’Église Sainte-Thérèse de Rueil-Malmaison, à l’invitation de l’Église réformée de Rueil-Nanterre, des églises baptistes de Rueil et de Nanterre, des paroisses catholiques de Rueil et de Nanterre.
 
Nous vous rappelons que ce sera le centième anniversaire de la Semaine de prière, et que le thème proposé pour 2008 est “Priez sans cesse”.
 
Au cours de la célébration aura lieu une prière de reconnaissance pour les réalités œcuméniques vécues sur nos deux villes. Nous avons pensé à demander une intervention :
- A l’Aumônerie du CASH, à Nanterre,
- A l’Aumônerie de la Maison d’Arrêt de Nanterre (MAHS),
- Aux bénéficiaires des célébrations inter-confessionnelles de Rueil et Nanterre à l’occasion du 11 novembre,
- Au Groupe biblique œcuménique de Nanterre,
- Au Groupe de couples mixtes suivi par Agnès Von Kirchbach et Dominique Doyhénart,
- Aux ministres concernés par les échanges de chaires qui ont eu lieu ces dernières années,
- Aux Soeurs Oblates de l’Eucharistie et aux Diaconesses pour leur œuvre commune à la Clinique Notre-Dame du Lac.
 
L’intervention pourrait se dérouler ainsi : une minute pour présenter rapidement l’objet de l’activité et une prière d’action de grâce et/ou d’intercession pour cette réalité.
 
Merci de me dire s’il vous est possible d’intervenir ou de transmettre à une personne qui pourra le faire.
 
Merci d’inviter les personnes qui pourraient venir à une telle célébration.
 
Pour l’équipe d’animation : Père Guy Rondepierre.

 2008, centenaire de la Semaine de l'Unité

Pour son centenaire, la préparation de cette Semaine a été confiée aux chrétiens des Etats-Unis. Il faut noter que c’est à Graymoor, dans l’état de New-York qu’a été célébrée pour la première fois, du 18 au 25 janvier 1908, cette octave de prière lancée par Paul Wattson, un prêtre épiscopalien (anglican). Et c’est en 1941 que Foi et Constitution, l’un des mouvements qui a donné naissance au Conseil Œcuménique des Eglises (COE), a préconisé également le choix de cette semaine de janvier afin de favoriser le rapprochement avec l’initiative de Wattson, abandonnant de fait la publication des prières pour les huit jours qui précédaient la Pentecôte lancée en 1921. Et c’est en janvier 1968, que les Eglises et les paroisses du monde entier célèbrent pour la première fois la Semaine de prière pour l’Unité chrétienne avec des textes préparés conjointement par le COE et le secrétariat pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens.
Pour ces anniversaires 1908 - 1968 - 2008, le choix des textes s’est porté sur l’épître de Paul aux Thessaloniciens (1 Th. 5, 13b-18) et sur le thème « Priez sans cesse ». C’est l’occasion de nous donner un nouvel élan à la prière pour l’Unité.
 
Marcel Mbenga.
(Texte extrait de «La Voix Protestante»  janvier 2008)


Archives 2007

Qu'est-ce que l'oecuménisme ?

Décembre 2007

La recherche de l'Unité des Chrétiens, de tous les chrétiens, y compris les orthodoxes !Pourtant, depuis le schisme de 1054 entre Rome et Constantinople, l'Eglise catholique (1 milliard de fi-dèles) et les Eglises orthodoxes (250 millions) étaient séparées.   SCANDALE !Il avait fallu attendre le concile Vatican II (1962 à 1965) pour arriver à la « levée des anathèmes » en 1966. Mais cette annonce de dialogue avait été suivie d'un long silence...
Enfin, le patriarche de Moscou :ALEXIS II, membre du COE, fut chargé du dossier de l'œcuménisme pour son Eglise de 1963 à 1979, puis en 1987 nommé président de la Conférence des Eglises Protestantes et Orthodoxes d'Europe.Il est depuis 1990 patriarche de Moscou et de toute la Russie (N.B. en Russie, l'Eglise est séparée de l'Etat). Cette année, Mgr Alexis est venu en France, d'abord à Strasbourg puis à ParisMgr Daucourt, évêque de Nanterre (membre de la Commission Internationale du Dialogue réunissant 30 théologiens catholiques et 30 orthodoxes) dé-clare dans La Croix que ces théologiens réunis à Belgrade en 2006 et à Ravenne en 2007 ont signé un document affirmant la nécessité d'un « ministère de communion universelle » qui pourrait être incar-né par l'évêque de Rome (le pape) car il est le premier des patriarches (l'Eglise primitive compre-nait 5 patriarcats : Jérusalem, Antioche, Alexandrie, Constantinople et Rome) mais... « le rôle de l'évê-que de Rome doit faire l'objet d'études ulté-rieures ».L'absence de tout contact direct entre le pape et le patriarche de Moscou illustre l'étendue du fossé qui demeure... 

Stella GARY
(d'après une étude parue dans La Vie du 27/9 puis du 22/11
et un article paru dans Le Monde du 15/11 signé par Henri Tincq)


Balade oecuménique

Novembre 2007
D'après Réforme, La Vie, le BIP et ... le Nouveau Testament

 Le soleil se lève...

En ce matin de Pâques, Marie s’était levée aux aurores. Elle allait rejoindre Paul, son camarade protestant, sur le parvis de la Défense au grand rassemblement des chrétiens qui voulaient proclamer d’une seule voix la grande, l’incroyable nouvelle : CHRIST EST RESSUSCITE !   surprise par l’affluence, gagnée par la ferveur des chants, des prières, elle se souvint de ce que sa mère lui avait souvent raconté : qu’en ce même lieu, en Août 1989 (elle n’était même pas née !) il y avait foule déjà pour commémorer la Déclaration des Droits de l’Homme et combien l’émotion était grande quand Barbara Hendricks, la chanteuse noire, toute petite, s’était dressée devant l’Arche de la Fraternité pour psalmodier : « I have a dream » du pasteur Martin Luther King.
 
Et voilà que leur camarade Vladimir annonçait à qui voulait l’entendre qu’en septembre prochain, un rassemblement œcuménique aurait lieu en Roumanie, là-bas, à l’autre bout de l’Europe. C’était, disait-il, le 3ème rassemblement œcuménique européen après ceux de Bâle (Suisse), la ville protestante, puis de Graz (Autriche) la ville catholique et cette fois à Sibiu dans un pays à majorité orthodoxe. Paul, Marie et quelques autres, promirent avec enthousiasme de venir le rejoindre.

 Mais le rêve fut brisé... de Rome une tempête s'éleva !

Un nouveau pape, cherchant peut-être à réconcilier les traditionalistes et les autres, décida de faire un grand pas en arrière, de revenir aux rites anciens : messe en latin, etc… et déclara tout net que seule l’Eglise Catholique était la seule véritable Eglise Chrétienne  ; les autres, réformées, anglicanes, etc. et bien sûr orthodoxes n’étaient que des « communautés ecclésiales » ! Incroyable ! ignorait-il donc que le pape Jean XXIII (et ses successeurs) avait tendu la main aux autres confessions chrétiennes et n’avait jamais renié le COE (Concile Oecuménique des Eglises) créé en 1948 ?
 
Marie, stupéfaite, désemparée, ne voulait plus aller à Sibiu, mais que faire ? où aller ? où ne pas aller ? Paul, amer, blessé par cette attaque soudaine, l’engagea néanmoins à l’accompagner en Roumanie. Il réserva des billets d’avion (par Internet) et les voilà partis à Bucarest.

 L'espoir renaît...

A l’aéroport, un bus spécial pour les délégués les emmena vers Sibiu.. 8 heures de bus, c’est long, mais le temps passa vite car ils ne manquaient pas de sujets de conversation  avec les autres jeunes de tous pays et de toutes confessions ; tous étaient perplexes... les uns abasourdis, les autres inquiets… certains se demandaient : est-ce une Contre Réforme qui nous guette ?
 
Les jours suivants il y eut beaucoup de discours, intéressants mais... parfois ronronnants et voilà que le Cardinal Kasper, du Conseil pontifical pour l’Unité des Chrétiens, s’adressa à « ses frères protestants » et leur déclara : « vos douleurs et vos blessures sont aussi les miennes ! » et ce fut un moment d’intense émotion… alors les délégués commencèrent à faire entendre leurs voix… et il y eut des centaines d’interventions orales et écrites et finalement, le Métropolite grec Gennadios conclut la dernière séance par ces mots inattendus :
 
« L’assemblée de Sibiu commence demain ! »  car c’est maintenant que les travaux des 1500 délégués vont produire du fruit. Il faut dire que la Roumanie, bien qu’à 84 % orthodoxe, est un exemple de cohabitation chrétienne : luthériens allemands, réformés hongrois, catholiques latins et grecs y vivent depuis des siècles.
 
Dans les groupes les discussions se prolongèrent tard dans la nuit, ils avaient parlé, prié, chanté, mais il fallait bien se séparer : les bus les emmèneraient dès demain matin à l’aéroport. Alors Vladimir, en guise d’adieu, sortit de sa poche un petit livre noir aux coins usés et de sa belle voix grave il dit, plutôt qu’il ne lut :

Vous êtes tous fils de Dieu, par la foi en Jésus-Christ
il n’y aura plus ni Juif, ni Grec, ni maître ni esclave, ni homme ni femme,
car vous êtes UN en Jésus Christ
(Gal. IV,  v. 26-28)
 

Stella Gary


Pâques 2007 Hauts de Seine

Mai 2007

 Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Ce dimanche de Pâques 8 avril 2007, était, une fois n’est pas coutume, fêté par tous les chrétiens : catholiques et protestants mais aussi orthodoxes. C’est pourquoi, tous les chrétiens des Hauts de Seine avaient rendez-vous, ce dimanche de Pâques, à 7h30 sur le parvis de la Défense, non pas pour admirer le lever du soleil entre les immenses tours qui nous entouraient, mais bien pour fêter tous ensemble, d’un même cœur, la résurrection du Christ. Et nous étions très nombreux, venus de tout le département, pour nous retrouver et vivre ensemble ce moment clé de la foi Chrétienne. La foule réunie ce matin là sur le parvis de la Défense, ressemblait à la foule qui était venu en Galilée retrouver le Christ ressuscité. Les personnalités religieuses qui ont organisées ce rassemblement ne s’attendaient pas à un tel succès. Il faut dire que de tels rassemblements sont bien rares. Aussi, il ne fallait pas rater l’occasion de fête cette année la résurrection du Christ en présence de :
 
Gérard Daucourt
Évêque de Nanterre pour les Hauts-de-Seine
Jean-Charles Tenreiro, pasteur
Président du Conseil Régional de l’Église Réformée de France - Région parisienne
Jean-Claude Deroche, pasteur
Église luthérienne
Georges Mary, pasteur
Fédération des Églises Évangéliques Baptistes
Métropolite Emmanuel
Métropolite de France et Exarque de Sa Sainteté le Patriarche Œcuménique pour l’Europe
Président de l’Assemblée des Évêques Orthodoxes de France
Archevêque Gabriel
Archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe de l’Europe Occidentale
Exarchat du Patriarcat de Constantinople
Archevêque Innocent
Diocèse du patriarcat de Moscou
Évêque Luka
Diocèse serbe en Europe occidentale
Métropolite Joseph
Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe occidentale et méridionale
Père Krikor Khachatryan
L’Église Apostolique Arménienne
 
et de tous les fidèles qui les ont suivi.
 
La joie et le bonheur d’être tous réunis se lisaient sur les visages. C’est avec recueillement que nous écoutions les interventions de chaque responsable d’Eglise et que nous entonnions les chants sélectionnés pour l’occasion. Et lorsque a retenti le Notre Père au milieu de ce parvis de la Défense, on a pu sentir toute l’universalité de notre Eglise chrétienne. Alors que chacun tenait la main de son voisin, les quelques points théologiques qui nous divisent encore, étaient pour un moment oubliés. Oui, cette année le Christ a permis que nous soyons tous unis pour fêter sa résurrection dans un élan d’œcuménisme que j’aimerai vivre plus souvent. A Lui soit la gloire !

Véronique

 Quelques photos de la cellébration



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Une fête de Pâques commune

Avril 2007

La date de Pâques leur étant commune en 2007, catholiques, protestants et orthodoxes des Hauts-de-Seine se préparent à « proclamer ensemble la résurrection du Christ ».
En présence de Mgr Daucourt (catholique), de Mgr Gabriel de Comane (orthodoxe), des pasteurs Jean-Charles Tenreiro (réformé), Jean-Claude Deroche (luthérien), Georges Mary (baptiste) et de nombreux prêtres et pasteurs, tous les chrétiens sont invités à se rassembler le matin du Dimanche de Pâques 8 avril 2007, à 7 h 30, sur la place du parvis de La Défense.



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Echos de la Journée Mondiale de Prière des Femmes 2007

Avril 2007

Le 2 mars a eu lieu pour la première fois dans notre temple de Rueil la célébration de la Journée Mondiale de Prière. Des femmes et des hommes catholiques, réformés, baptistes et salutistes étaient venus pour adorer ensemble notre Dieu qui étend sa tente à tous les endroits de la terre. Une célébration de l’union dans la diversité.
La liturgie du culte avait été préparée par des femmes du Paraguay. Elles avaient aussi réalisé un petit livret présentant la situation de leur pays. L’offrande était destinée à soutenir des projets au Paraguay.

Pour moi c’était émouvant de penser que des femmes et des hommes dans quelque 180 pays étaient en communion avec nous ce premier vendredi du mois de mars. Etre sous le manteau de Dieu, quelle belle image !

Un verre de l’amitié nous a ensuite réunis autour de délicieux gâteaux confectionnés d’après des recettes paraguayennes et du Maté, boisson par excellence.

Merci à Véronique Goiran-Moronval qui a eu à cœur de relancer cette journée Mondiale de Prière dans notre église, car cette journée est un moteur important de l’ouverture œcuménique. 

Ingrid GARDIAN.


Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens 2007

Mars 2007

 du 18 au 25 janvier 2007

Dans «"Réforme » de cette semaine plusieurs pages sont consacrées à la semaine de l’Unité. Un très long article célèbre les 40 ans de la TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) et nous explique comment cet ouvrage fut conçu et réalisé.

L'objectif :  traduire en français moderne ce que le texte (en grec ou hébreu) exprime dans un contexte culturel bien différent.

Et ce fut un travail colossal !

Le projet lancé en 1964 (lors du Concile de Vatican II) démarra en 65. Le Nouveau Testament fut terminé après 5 ans de travail et la Bible entière en 10 ans. Le groupe primitif comportait deux équipes : l'une composée de quatre protestants et l'autre de quatre catholiques.
La toute première étape de cette traduction fut celle de l'Epître aux Romains présentée solennellement le 16 janvier 1967 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.
D'autres équipes furent constituées, cette œuvre collective fut donc le fruit d'une collaboration œcuménique réussie.
Je n'aurais garde d'omettre un "détail" qui m'a paru riche de sens. La TOB nous est familière, mais la plupart d'entre nous (qui n'ont jamais étudié l'hébreu) ignorent que le mot "tob" signifie "bon" donc tout au début de la Genèse, quand Dieu créa le monde en six jours, il vit chaque fois que "tout était bon" et c'est pourquoi nous trouvons six fois le mot "tob" dans le texte.
Ce petit mot a donc un sens très fort, un mot qui m'a semblé éclairer toute la semaine de la création et… toute la semaine de l'Unité !


Dans notre paroisse et ailleurs...

Mars 2007

Encore un dimanche de prière pour l'Unité des Chrétiens !  le combientième ?
Dans notre paroisse, c'est sans doute le 42e (depuis le Concile Vatican II) car tous nos pasteurs, sans exception, l'ont célébré à Rueil ou à Nanterre, ou les deux (car nous avons toujours eu au moins un groupe œcuménique, sinon deux).
Quant à nous, les paroissiens, si nous ne pouvons nous rendre au temple, ou à l'église, nous savons que cette journée particulière donne lieu, chaque année à une émission spéciale lors des programmes religieux sur France 2 le dimanche matin de 10 h à 12 h (par contre, si nous sortons, qui nous empêche de l'enregistrer pour la regarder ultérieurement ?)
Cette année, à la télévision, le thème était inhabituel ; c’était « Rencontre avec les chrétiens d’Angleterre » (10 % de catholiques) et, plus spécialement « découverte de l’Eglise Anglicane ». Puis : célébration à l’Eglise Saint-Georges, une des deux églises anglicanes de Paris (il y en a 54 en France, spécialement dans les régions où les Anglais s’installent volontiers : Périgord, Cévennes, etc.) Le culte de ce matin était concélébré par deux prêtres : l’un catholique, l’autre orthodoxe et deux pasteurs : l’un de l’ERF, l’autre anglican.
N.B. : L’église anglicane est une église d’état(God save the queen).

Dans notre paroisse, au temple de Rueil
,
le Père Jean-Paul CAZES vint, une fois de plus, nous apporter la Parole tandis que de fidèles amis catholiques nous entouraient comme chaque année.  

A la cathédrale de Nanterre
,
le Père RONDEPIERRE avait invité, pour les deux messes de 9 heures et 11 heures, le pasteur MARY (ainsi que son épouse) à participer à la célébration par la lecture et la prédication.
Georges Mary, baptiste évangélique, rappela dans son homélie le souvenir « lumineux » qu’il avait gardé du dimanche de l’Unité 2006 au Centre Baptiste de Nanterre, c’est-à-dire à l’espace Chevreul.
Ce mot lumineux je ne sais si je l’ai entendu avec mon cœur ou avec mes oreilles, mais il correspondait bien au  souvenir  que  j’avais gardé  de  cette  journée : du culte, du repas fraternel. Comme d’habitude à la cathédrale, une des lectures fut faite en portugais (car il y a une importante colonie portugaise à Nanterre) et, bien sûr, il y eut le moment douloureux de la communion non partagée…
Mais, bien sûr, il y eut ensuite le moment précieux de la rencontre amicale dans la salle du Puits (au presbytère) et le verre de l’amitié, accompagné de « petites choses gourmandes » partagées, fut un temps heureux de retrouvailles.


L'Abbé Pierre est mort

Mars 2007

Lundi 22 janvier  :  la nouvelle est tombée, brutale, incroyable… et à mesure qu’elle se répand, tous sont émus, voire bouleversés ou même simplement surpris (il n’était donc pas éternel ? !)
Tous se souviennent ou, en tout cas, ont entendu parler de son appel de l’hiver 54 :

« Mes amis, au secours !  une femme est morte gelée, cette nuit, sur le trottoir. »


La suite, tout le monde la connaît…

Même nous à Rueil, dans notre petite paroisse, nous avions ouvert notre ancienne salle Concordia, rue Molière, pour accueillir quelques familles de sans-logis pendant cet hiver terrible (le thermomètre était tombé jusqu’à –20°).

Dans les numéros de septembre et octobre 2000 de notre journal paroissial, SNF, la série « Témoins de l’Evangile au XXe siècle » avait présenté la vie et l’aventure extraor-dinaire de l’Abbé Pierre, unique à notre époque (Photocopie de ces articles sur demande).
 
Des multiples récits, reportages, interviews que nous avons pu lire ou entendre ces jours-ci, depuis l’hommage de M. le Président de la République jusqu’au dernier des exclus de la société, j’ai retenu deux réponses qui m’ont particulièrement frappée ; celle d’un ancien clochard : « il ne nous a pas donné de quoi vivre, mais des raisons de vivre » et d’une religieuse un peu bourrue et pressée : « l’Abbé Pierre ? il est sûrement bien là où il est ! »  Sûrement, oui ! car lui-même disait :

« La mort n’est pas une séparation, c’est un renouveau, une rencontre avec Dieu, l’Amour absolu. »



La mort, il l’avait frôlée bien des fois depuis sa lointaine jeunesse (il était pulmonaire) quand il dut quitter la vie monastique, et tout au long de sa vie ; ce fut une longue suite de maladies, accidents, séjours à l’hôpital, épuisement dû à sa croisade contre la misère (2 heures de sommeil par nuit !) et la diphtérie et les accidents cardiaques, j’en passe… mais je veux quand même citer sa grève de la faim, à 70 ans, pour protester contre une injustice !
Pourtant, la mort ne voulait pas de lui : il avait une tâche à accomplir ; il l’a terminée dans la prière et la méditation.

Mais, me direz-vous, que vient-il faire dans la   rubrique « œcuménisme » ? mais parce que, comme pour l’apôtre Paul, il n’y avait « ni juifs, ni grecs, ni esclaves, ni hommes libres » de même pour lui il n’y avait ni croyants, ni mécréants, ni innocents, ni pécheurs… c’était l’œcuménisme au sens le plus large… pour lui, il n’y avait que des créatures de Dieu. Il incarnait la Fraternité et l’Unité. Il avait la foi, une foi ardente, il était l’amour, il a communiqué son espérance…
… et Dieu dit : « tob » cela est bon.

Stella GARY



Journée Mondiale de Prière des Femmes 2007

Mars 2007

Ensemble, « s’informer pour prier, prier pour agir »
 
Vendredi 2 mars 2007 – 20 h 30
au temple de l’Eglise Réformée de Rueil-Malmaison et Nanterre
 
Veillée œcuménique de prière proposée par les femmes chrétiennes du PARAGUAY
Thème retenu pour 2007 « Unis sous la tente de Dieu »
 
Avec la participation des Églises Chrétiennes de Rueil-Malmaison et Nanterre :
Armée du Salut, Baptiste, Catholique, Luthérienne et Réformée
 


Qu'est-ce que la Journée Mondiale de prière ?
C'est un moment de célébration œcuménique centré sur la prière, la méditation biblique et l'offrande pour soutenir un projet de solidarité. La spécificité de la Journée mondiale de prière réside dans le fait que, chaque année, le texte de la célébration est préparé par des femmes chrétiennes d'un pays différent et qu'elle a lieu systématiquement le premier vendredi du mois de mars. Durant 24 heures, cette prière fait donc le tour du globe, car elle est célébrée dans presque tous les pays de la terre.
 
Quelle est son origine ?
La J.M.P. a plus de 100 ans. Elle remonte à une initiative d'action sociale et de prière en faveur des populations défavorisées fondée par des femmes protestantes aux États-Unis, au lendemain de la guerre de Sécession, en 1887. Le mouvement, oecuménique depuis ses origines, prend une dimension internationale après la Première guerre mondiale. La solidarité des femmes chrétiennes est la clef de voûte de son organisation.
En 1960, la JMP est arrivée en France. En 1969, l’Union mondiale des organisations féminines catholiques s’est jointe au mouvement protestant. Depuis 1989, la JMP de France s’est constituée en association (loi 1901). Son comité est composé de femmes de l’Armée du Salut, des Eglises catholique romaine, luthérienne, réformée et méthodiste.
 
Comment s'organise t-elle ?
La Journée mondiale de prière est un mouvement de base. Elle s'organise à travers ses comités nationaux, en assemblées générales, jusqu'à l'échelle mondiale. Tous les quatre ans, l'assemblée mondiale choisit les grands thèmes des années à venir et cherche les pays qui en prennent la préparation en charge. Plusieurs années sont nécessaires pour élaborer le texte de la liturgie ; car dans le pays, les femmes forment le comité à une échelle œcuménique la plus large possible, même parfois entre Églises qui n'étaient pas habituées à travailler ensemble. C'est là l'avantage d'un mouvement de base.
 
Quel est l'intérêt de la Journée Mondiale de prière ?
Partager, au cours d'une célébration, les préoccupations des femmes d'un pays particulier, soutenir leurs projets de solidarité par l'offrande, mais aussi faire connaissance avec leurs traditions liturgiques, leurs chants et leur façon de lire la Bible, est un grand enrichissement personnel et communautaire.
 
Qui participe à la Journée mondiale de prière ?
Toutes celles et tous ceux qui veulent ! Des comités locaux - toujours de composition œcuménique - s'organisent, sur la base du volontariat, pour réaliser la célébration. Le verre de l'amitié à la sortie, agrémenté de gâteaux typiques selon les recettes du pays d'origine, fait partie intégrante de la rencontre !
 
Est-ce que c'est uniquement pour les femmes ?
Bien sûr que non ; tous sont invités ! Les femmes assurent traditionnellement la préparation ; mais pour prier, nous nous retrouvons ensemble, hommes et femmes.

Pasteur Bettina COTTIN



 
© Eglise Réformée de Rueil et de Nanterre



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