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Le Mot du Pasteur Jean-Pierre Zang


  • Etre catéchumènes et dire sa foi
  • Priez sans cesse
  • Notre Mission
  • Mathieu 21 v. 1 à 3
  • Un temps pour tout
  • Jésus, le Christ
  • Les rentrées...

  • Etre catéchumènes et dire sa foi

    Mai-Juin2008

    Après presque une année ici, les hésitations des catéchumènes à se baptiser ou à confirmer leur baptême m’impose ce questionnement : est-il aussi simple, comme on peut le penser, d’être catéchumène ? Est-il évident de dire sa foi ? Si ces deux réflexions se font conjointement, les questions quant à elles doivent se traiter l’une après l’autre, même si les deux se renvoient incessamment la balle.
     
    D’abord être catéchumène. C’est une identité, bien qu’elle soit temporelle, que les jeunes assument de moins en moins. Très souvent, l’entourage laïc ou non croyant se saisit de cette occasion pour tourner en dérision les jeunes qui, plus ou moins poussés par les parents désireux de leur donner une éducation religieuse et morale, consentent à aller au bout de leur catéchisme. Généralement, le jeune catéchumène, sans véritablement l’exprimer, porte en lui le poids de cette situation, pris comme au piège entre ses propres convictions encore non affirmées, l’obéissance à ses parents et l’influence de son entourage.
     
    Et si le jeune n’est pas aidé et accompagné dans sa démarche et sa réflexion de catéchumène, il n’est pas étonnant qu’il aboutisse à une impasse dont la première conséquence visible est le refus du baptême ou de la confirmation de celui-ci. D’où la pertinence d’un catéchisme d’adulte (à mettre en place). Etre catéchumène aujourd’hui, demande non seulement l’encadrement de l’Eglise soucieuse d’amener les jeunes au bout de leur projet catéchétique, mais aussi l’attention des parents qui sont en réalité la base et le relais idéal.
     
    Le projet catéchétique de tout jeune devrait être l’expression libre de sa foi chrétienne au bout d’un processus. Il est vrai que quatre années de catéchisme peuvent paraître longues ; mais en réalité elles sont insuffisantes. Beaucoup d’adultes en ont fait l’expérience. Il n’est pas toujours évident de faire la différence entre ce que je ressens, ce que je pense et ce que je crois. En général, l’adéquation des trois donne la base de la conviction que l’on peut avoir. Mais toutefois le repérage est difficile et nécessite formation et accompagnement. C’est pourquoi, la confirmation de son baptême ne peut être qu’un départ et non autre chose. Nous devons y être attentifs en accompagnant nos enfants le jour de Pentecôte.
      
    Pasteur Jean-Pierre ZANG.


    Un temps pour tout

    Avril 2008

    Je crois que tous, nous avons connaissance de la célèbre fable de La Fontaine intitulée La cigale et la fourmi. De même nous sommes au courant des écrits de l’Ecclésiaste qui dit : il y a un temps pour tout. Le premier est un cas pratique du second. Car la cigale, qui a passé le plus clair de son temps à chanter l’été, n’a plus rien à manger à l’arrivée de l’hiver. Mais, comble de malheur pour elle, la fourmi qui passe son temps à amasser n’est pas prêteuse. Voyez donc vous-mêmes que, notre chère cigale ayant chanté tout l’été, il ne lui fallait plus que danser en hiver ! Danse de la faim ! Danse du froid meurtrier ! Danse d’une mort certaine.
     
    Il y a vraiment un temps pour tout. La gestion de notre vie est certes une succession de choix individuels et personnels, mais lorsqu’elle est catastrophique, elle nous embarque tous dans la culpabilité et le remords. Nous sommes bien nombreux qui volerions au secours de la pauvre cigale à cause de notre combat pour la vie, car toute vie est une grâce de Dieu. Nous sommes tout aussi nombreux qui aimerions faire savoir à ceux qui sont encore en retrait que Dieu nous a donné une nouvelle année pour que nous sachions prendre un nouveau départ. Vous qui pensez encore que l’Église est pour les autres et non pour vous, vous avez sûrement des choses à partager avec nous, tout comme nous en avons aussi. Il s’agit là de la mise en valeur de la diversité des dons au sein d’une communauté ecclésiale.
     
    Après ce dimanche de Pâques que, j’espère, ceux qui étaient là ont apprécié, il est temps de vous lever pour vous mettre en marche. Cette dynamique est nécessaire car Jésus nous rappelle dans les évangiles que personne ne connaît ni l’heure ni le jour du retour du Seigneur. Vous tous voulez mettre vos talents au service de votre Église, faites-le savoir. Nous avons besoin de vous tout comme vous avez besoin de l’Église.
     
    Jean-Pierre ZANG.


    Priez sans cesse

    Janvier - Février 2008

    Chers amis, comme nous dit l’apôtre Paul dans la première aux Thessaloniciens : « nous rendons continuellement grâce à Dieu pour vous tous faisant mention de vous dans nos prières vous rappelant sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour et la fermeté de votre espérance en Notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu Notre Père ».
     
    Oui, les aînés ont eu l’habitude de dire que les années se suivent mais ne se ressemblent pas. Si pour un temps, la joie de voir la nouvelle année est forte, il s’en suit immédiatement tout le travail que nous devons effectuer pour maintenir la cohérence de notre vie d’église.
     
    Ce mois de janvier 2008 est plus ou moins comparable aux autres mois de janvier que nous avons connus. Avec la semaine de prière où l’alliance évangélique demande à toutes les communautés protestantes, où qu’elles se trouvent, de se rassembler afin d’avoir une journée ou un moment de prière pour le monde.
     
    Et un autre temps fort, la Semaine de l’Unité des Chrétiens. Semaine où différentes églises chrétiennes se rassemblent pour des célébrations œcuméniques. Il est vrai qu’on peut noter ici et là les réticences des uns et des autres pour cette démarche. Je rappelle que la semaine du 18 au 25 janvier 2008 est consacrée à l’unité des chrétiens et à la prière afin que chacun, là où il se  trouve, soit en communion avec tous les autres chrétiens du monde.
     
    Ce n’est jamais trop, que de prier les uns pour les autres. Jésus ne nous demande-t-il pas d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Une célébration œcuménique des églises chrétiennes de Rueil et de Nanterre aura lieu le jeudi 24 janvier à 20 h 30 à l’église Sainte-Thérèse à Rueil-Malmaison.
     
    A vous qui avez le souci de vivre cette communion et de faire taire ne serait-ce que pour un instant tout ce qui nous divise, nous nous retrouverons autour de la parole du thème choisi qui est : « priez sans cesse ».
     
    Frères et sœurs, que la grâce et la paix de Dieu vous inondent en Jésus-Christ notre Seigneur.

    A vous tous,
    je souhaite une bonne et heureuse
    année 2008

    Pasteur Jean-Pierre ZANG.


    Jésus, le Christ

    Décembre 2007

    A la crèche, nous sommes tous invités comme nous le serons aussi à la croix. Cette lumière qui avait pour vocation de nous faire sortir de l’ombre de la mort vers la gloire éternelle, est venue. Elle était Parole de Dieu pour nos cœurs assombris et meurtris par la douleur de notre désobéissance. Elle s’est faite chair en Jésus de Nazareth. Elle a prêché la Bonne Nouvelle du Royaume, mais elle a été méconnue.
     
    Pourtant, lorsque le prophète Esaïe disait : (ch. 9 v.5) « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix », c’était bien de Lui dont il s’agissait.
     
    Cet enfant qui vient au monde dans une étable d’une bergerie parce qu’il n’y a plus de place dans l’hôtellerie est appelé Admirable. Admirable signifie « surnaturel », terme qu’on trouve spécialement dans Juges 13/18 ; et c’est de Yahvé qu’il est dit : « admirable est son conseil. Il doit être loué et célébré ».
     
    Il est appelé Conseiller car ce sera l’une de ses missions à nos côtés et sa disponibilité sera sans faille. Mais nous prenons un malin plaisir à fermer nos cœurs à son conseil, et à agir selon les besoins de notre propre nature ;  rendant le mal pour le mal et créant la misère là où devrait régner la joie d’être enfants de Dieu.
     
    Il est appelé Dieu puissant, car c’est Dieu Lui-même qui vient nous visiter en Jésus-Christ. Et loin d’être une simple visite, Il vient porter sur Lui le poids de toutes nos souffrances pour que nous soyons debout dans la dynamique de la foi chrétienne.
     
    Il est appelé Père éternel parce que Dieu le père et Lui ne font qu’un, et surtout qu’avant le commencement de toute chose, Il était déjà avec le Père. Il est aussi bon à savoir qu’après la fin de toute chose, il sera encore là à côté du Père.
     
    Enfin, le prophète l’appelle Prince de la paix parce qu’Il saura prendre sur lui l’adversité de l’humanité pour que la race humaine puisse concevoir la paix. Pour cela, la domination reposera sur son épaule. Cet enfant qui nous est né, est simplement le roi du monde, roi qui sera crucifié pour que nous soyons recevables. C’est de cette manière qu’Il brisa le joug qui pesait sur son peuple, le bâton qui frappait sur son dos et la verge qui l’opprimait ; quel sacrifice !

    J o y e u x   N o ë l  à  t o u s  !

    Pasteur Jean-Pierre Zang


    Notre Mission

    Novembre 2007

    Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Mais quelques-uns eurent des doutes. Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.
    (Matthieu 28.16.20)

    Après la résurrection de Jésus Fils de Dieu, quoi de plus naturel que de parler de la mission ! Jésus envoie ses amis dans le monde avec pour mission :
     
    1 - de faire de toutes les nations ses disciples. Être disciple implique un devoir d’obéissance, de fidélité et de respect à un maître. Sauf qu’à l’inverse de ce qu’on peut voir ailleurs, ici le maître se dépouille complètement pour ceux qui ont  foi en lui, et offre sa vie comme sacrifice de réconciliation pour tous ceux qui lui ont fait confiance ou qui lui feront confiance dans l’avenir.
     
    2 - de les baptiser au nom du Père du Fils et du Saint-Esprit. Le baptême étant comme une sorte d’inscription volontaire et libre dans la famille chrétienne. Il marque ainsi le moment où en église, l’on se tient devant Dieu pour entendre spirituellement la parole d’adoption qui fait de nous des enfants de Dieu. Étant fils et filles du Dieu vivant, Il nous bénit et place sa confiance en chacun de nous.
     
    3 - de leur enseigner ce qu’Il a prescrit. Il s’agit ici de ne pas garder pour soi ce que Dieu, par Jésus-Christ son Fils, nous a fait connaître et nous donne la force de faire.
     
    L’évangélisation fait partie de notre mission quotidienne. Lorsqu’elle porte des fruits, même de manière inattendue comme c’est le cas aujourd’hui, nous devons nous en réjouir. Côtoyer toutes ces communautés chrétiennes qui viennent d’ailleurs, et qui partagent les mêmes lieux de culte que nous, est un véritable retour de la Graine semée. Il nous faudra dans un proche avenir penser à une journée missionnaire programmée dans notre paroisse étant donné que la force du témoignage est dans la rencontre avec l’autre quelle que soit sa différence.
     
    Pasteur Jean-Pierre ZANG.
     


    Les rentrées...

    Octobre 2007

    Quelles que soient les activités des uns et des autres, les reprises ne sont pas toujours évidentes malgré nos capacités d’anticipation sur les évènements à venir. Nous aurons bien évidemment des situations nouvelles auxquelles nous n’avons pas pensé, et qu’il faudra gérer.
     
    Cette réalité nous ramène à notre humanité. L’homme ne peut pas maîtriser l’avenir ; toutefois, il peut prévoir une participation active aux différentes activités qu’il pense être celles qui ponctuent sa vie afin de faire échec à la monotonie ou à l’ennui.
     
    En église, les choses peuvent aussi se présenter de la même manière ; mais elles, contrairement aux autres activités qui sont des solutions contre la monotonie et l’ennui, propose quelque chose de plus fondamental dans la vie d’un homme : la foi en Dieu.
     
    Cette notion, aussi spirituelle qu’elle puisse être, est en même temps le fondement du bien-être et une arme de vie que tout homme devrait avoir dans son quotidien, et ce jusqu’à son tragique destin qu’est la mort.
     
    Pour mieux nourrir cette foi en Dieu, nous avons des matériaux tels que la Bible, Parole pour tous, la Bonne semence, la Voix Protestante, etc. qui nous accompagnent dans nos méditations quotidiennes et souvent individuelles. Nous avons aussi la communauté ecclésiale, qui exprime la somme des intentions spirituelles individuelles.
     
    Et pour un meilleur accompagnement de ces intentions individuelles nous proposons :
    - des cultes au Temple à Rueil le dimanche à 10h30 et le vendredi à la Chapelle de Nanterre à 15h00 ;
    - des études bibliques œcuméniques à Nanterre ;
    - des rencontres de prière chez le pasteur Laurent Coupon à Nanterre ;
    - l’école biblique (inscrivez vos enfants) ;
    - le catéchisme (inscrivez vos enfants) ;
    - le groupe des jeunes (envoyez-nous vos jeunes pour les rencontres) ;
    - d’autres activités plus culturelles sont aussi proposées :
    - l’équipe d’animation des fêtes ;
    - l’équipe liturgique ;
    - etc.

    Pour ceux et celles qui rejoignent notre paroisse, soyez les bienvenus et que le Seigneur bénisse votre venue. Faites-vous connaître pour un accueil plus chaleureux.
    Pour vous qui avez quitté l’Eglise Réformée de Rueil-Nanterre pour d’autres paroisses, que le Seigneur Dieu vous accompagne. A votre arrivée, faites-vous connaître et vous serez accueillis.
     
    Pasteur Jean-Pierre ZANG.
     


    Mathieu 21 v. 1 à 3

    Septembre 2007

    (1) Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des oliviers, Jésus envoya deux disciples,
    (2) en leur disant : Allez au village qui est devant vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle ; détachez-les, et amenez-les moi.
    (3) Si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l'instant il les laissera aller.

    L’entrée de Jésus à Jérusalem.

    Cette entrée est marquée par l’histoire de l’ânon, qui est en réalité l’accomplissement de la prophétie, et le contre sens de la venue de Jésus à Jérusalem.
     
    D’abord l’histoire de l’ânon. Elle revêt deux sens en dehors du sens littéral qu’on lui reconnaît. Un sens symbolique dans la mesure où l’âne représente un animal paisible. Il faut donc croire que Jésus vient pour la paix à Jérusalem. Il est parfaitement au courant de l’impact de l’autorité romaine dans la vie de ses concitoyens. Sa mission est de les libérer autrement, de les libérer de leur haine afin qu’ils accèdent à la liberté de la foi, qui, en aucun cas et d’aucune manière, ne peut leur être enlever. Il leur faudra croire en Dieu, et croire qu’Il est son envoyé pour le salut de tous.
     
    Dans cette histoire de l’ânon, il y a aussi un rebondissement spirituel que nous ne devons pas taire. Il s’agit de la réplique que Jésus souffle à ses disciples au cas où le propriétaire légitime de l’ânon réagirait :
     
    (3) Si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez : Le Seigneur en a besoin. Et à l'instant il les laissera aller.
     
    En dehors de la grande foi du propriétaire, je ne crois pas que cette réponse soit suffisante pour qu’il se sépare aussi facilement de son bien, même si son attachement aux biens matériels est peut-être relatif.
     
    En relisant ce passage avec beaucoup de simplicité, je n’ai pas pu comptabiliser le nombre de fois où j’ai fait taire en moi ou pire encore, j’ai combattu cette petite phrase :
     
    Le Seigneur en a besoin.
     
    Il nous arrive encore aujourd’hui, bien qu’étant conscient, que nous ne voulions pas l’entendre. Mais en réalité, est-ce à nous de choisir quand il nous faut l’entendre ou non ? Et si quelque chose de plus important en dépendait comme cette entrée de Jésus à Jérusalem ? Et si nous faisions confiance au Seigneur une bonne fois pour toute, aurions-nous encore ce genre de dilemme ?
     
    Je crois que non. Mais il revient à chacun de se prononcer en essayant, de répondre à la sollicitation du Seigneur qui est, comme dans ce cas si, en attente de chacune de nos réponses.
     
    De nous et de notre participation en église, le Seigneur en a besoin. A chacun de réagir positivement pour ce nouveau départ.
    AMEN.
     
    Jean-Pierre ZANG



     
    © Eglise Réformée de Rueil et de Nanterre



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