Le monde a mal
Certains pays sont en guerre comme la Côte-d’Ivoire ou la Lybie. Des peuples luttent pour leur liberté ; c’est le cas des Egyptiens, des Syriens et des Yéménites. D’autres pays sont touchés par des catastrophes naturelles comme le Chili, Haïti ou dernièrement le Japon. Certains pays ont des minorités chrétiennes qui sont victimes d’extrémismes violents et qui ne peuvent pas vivre leur foi librement. Cette situation internationale catastrophique nous interpelle, nous chrétiens français qui vivons dans un pays calme et en paix (même si…). Mais tout ceci ne doit pas nous faire oublier nos frères et sœurs qui, ici même à Rueil et Nanterre, souffrent aussi. Je vous encourage à garder une place dans votre cœur pour porter dans la prière tous ces prochains qui autour de nous se battent contre la maladie, sont au chômage, subissent la crise économique, traversent un deuil… Oui, que le Seigneur soulage tous ces hommes et toutes ces femmes qui, en France et dans le reste du monde, subissent les affres d’un monde complètement déréglé. Qu’Il les guide tous dans l’Espérance.
Prions pour la paix en Côte-d’Ivoire
La guerre civile ivoirienne devrait prendre fin. Il était temps, car le peuple ivoirien dans son ensemble en a assez de la guerre. Mais pour l’instant, la situation est dramatique et il est normal que tous les ivoiriens aspirent à la paix et à un retour à une vie normale, en retrouvant des biens aussi fondamentaux que sont l’eau, l’électricité et la nourriture qui manquent partout.
Le peuple Ivoirien demande justice et souhaite agir avec d’autres pour qu’une paix véritable s’établisse mais il n’est pas question, pour nous protestants français, de soutenir une partie de la population contre une autre. Restons vigilants que la Côte-d’Ivoire ne se perde pas dans une spirale de violence. Conscients des fossés de haine creusés entre les populations, jusque dans les Églises, et inquiets de la violence qui perdure, la Fédération protestante de France s’associe aux responsables protestants ivoiriens pour réfléchir aux moyens d’accompagner les Églises protestantes ivoiriennes dans leurs démarches de réconciliation.
Soyons en communion avec nos frères et sœurs ivoiriens qui souffrent de profondes blessures, qui vont être confrontés à l’exigence de la confession et du pardon et devront s’engager sur le chemin de la réconciliation et de la reconstruction. Portons les Ivoiriens dans la prière, afin qu’ils retrouvent la lumière de l’espérance et de la résurrection.
Véronique Goiran-Moronval
Solidarité avec le Japon
Nous voilà, depuis quelques semaines, observateurs du drame humain au Japon, drame dont on ne voit pas la fin. Nous nous sentons impuissants et inutiles devant nos petits écrans.
La Fédération protestante de France invite les protestants à manifester une solidarité concrète, notamment par des dons (qui peuvent être envoyés à la Fondation du Protestantisme (47 rue de Clichy, 75311 Paris Cedex 09) par chèques libellés au nom de « Solidarité protestante - Japon » et par la prière. Parce que dans ces moments d’impuissance, seul Jésus-Christ peut redonner de l’espoir et de la joie à ce peuple japonais. Alors prions :
Seigneur, nous te prions pour ce peuple lointain qui nous touche par les mille actions solidaires sans faille entre citoyens japonais depuis le 11 mars : partage de la nourriture, de l'eau et de l'électricité dans la zone sinistrée, déblayage collectif...
Seigneur, aide-les à surmonter la peur face aux répliques si fréquentes, à dépasser l'angoisse de la nuit et du lendemain, mais aussi à ne pas se laisser envahir par le deuil des disparus, par le traumatisme du tsunami et du tremblement de terre initial.
Que la force de vie qui naît en dépit de l'expérience d'un monde devenu chaotique anime chaque habitant resté dans la région de Sendai. Puisse chacun trouver un sens dans les difficultés et les risques du quotidien et faire vivre une espérance nouvelle dans un certain dénuement et un retour à l'essentiel.
Seigneur, ce sont nos frères et sœurs, chrétiens, bouddhistes et shintoïstes qui vivent là-bas dans la peine et le chaos. Tu nous as promis « quand les montagnes s'éloigneraient, quand les collines s'effondreraient, mon Amour ne s'éloignera pas de toi... ». Que ta volonté soit faite.
Amen
Muriel Warnery
N’oublions pas Haïti
Beaucoup de Haïtiens et de Haïtiennes sont aujourd’hui heureux. Non pas forcément parce qu’ils ont voté pour Michel Martelly, élu avec plus de 67% des suffrages à la tête du pays. Mais parce que cette élection s’est déroulée dans des conditions aussi démocratiques que possible. Bill Clinton, émissaire particulier de l’ONU en Haïti, à même qualifié de « petit miracle » ce qui vient de se réaliser dans ce pays. Mais restons vigilants, car le séisme du 12 janvier 2010 n'a fait qu'ajouter du chaos sur le chaos et révéler au grand jour les failles d'un système étatique déficient. Nul gouvernement n'a réellement coordonné l'aide internationale. Certes, le travail des centaines d'ONG a permis d'éviter le pire. Les populations rescapées qui vivent dans quelques 1300 camps ont été nourries, ont reçu de l'eau, des soins. Des programmes viennent en aide aux handicapés qui ont été appareillés. L'aide d'urgence, d'une envergure sans précédent, a fonctionné. Certes, la reconstruction a commencé mais les édifices effondrés sont toujours là, le palais présidentiel n'a pas relevé la tête, les rues sont toujours défoncées. A cette allure, combien faudra-t-il d'années pour que Port-au-Prince retrouve figure de capitale ? Alors maintenant, comment passer de l’urgence à la refondation ?
Le travail mené par la Plateforme Haïti, grâce à la générosité des protestants français, est à cet égard exemplaire. Car elle a choisi une direction résolument juste. Son objectif : aider son partenaire, la Fédération protestante d'Haïti (FPH) à se structurer, se solidifier, se doter de processus de contrôle. Et ce, pour devenir un acteur incontournable, tant au niveau d'un monde protestant très éclaté que des pouvoirs publics mais aussi des institutions internationales. Car vu l'ampleur des besoins, tout projet initié ou relayé par la FPH aura besoin de financements pour être mené à bien. Alors, continuez à envoyer vos dons à la Fondation du Protestantisme (47 rue de Clichy, 75311 Paris Cedex 09) par chèques libellés au nom de « Solidarité protestante - Haïti ».
Véronique Goiran-Moronval
d’après Nathalie Leenhardt (Rédactrice en chef de l’hebdomadaire «Réforme»)