Nombreux furent les cultes spéciaux en ce mois de décembre 2010. Malgré la neige et la glace en ce jour de Noël, nous avons bravé les chaussées hyper glissantes pour nous rendre à Suresnes. Le soleil brillait, c’était si beau, si blanc, si immaculé. Mais traître car dans un tournant une petite ornière et voilà ma polo rouge immobilisée au milieu de la chaussée !
Par contre le culte fut émouvant.
Les prédicateurs, l’organiste, la musique et les chants ont captivés les fidèles.
Pour ma part, les souvenirs de mon enfance ont afflués. Ce si beau chant « Voici Noël », « Stille Nacht Heilige Nacht », je l’ai entendu pour la première foi en néerlandais, juste avant la guerre, puis apprise en anglais ; de retour en Suisse, en allemand et en français. Que de Noëls passés en famille. De tradition hollandaise, Noël avait un caractère spécifiquement religieux. Les enfants pouvaient chercher une orange, des noix, des cacahouètes dans le sapin qui trônait dans le séjour. Entre St-Nicolas et la veillée, nous préparions les guirlandes de cacahouètes, les pommes de pins argentées ou dorées, les noix peintes. A grands frais, en Angleterre, mes parents achetaient des oranges et des raisins secs. Nous confectionnons des beignets aux pommes et autres friandises pour la veillée. Il y avait de la musique, des chants de Noël et les contes de Dickens ou d’Andersen, tous en rapport avec Noël. Les bougies sur le sapin éclairaient nos yeux éblouis. Et la cheminée, ce jour là, brulait du bois ou du charbon que l’on avait réussi à récolter. C’était bon ! C’était cosy !
Rêves et souvenirs se sont envolés avec les dernières notes de « Stille Nacht Heilige Nacht ».
Kéa